LE TRAVAIL DES ENFANTS : POURQUOI FAUT-IL LE COMBATTRE ?
Le travail des enfants désigne les activités qui privent les enfants de leur enfance.
Ils nuisent à leur santé ou à leur développement, ou qui les empêchent notamment d’aller à l’école.
Il ne faut pas confondre toute participation d’un enfant à de petites tâches adaptées à son âge avec le travail des enfants.
Selon les dernières estimations mondiales citées par l’UNICEF et l’Organisation internationale du Travail, 160 millions d’enfants étaient concernés par le travail des enfants.
Cette estimation correspond aux données disponibles pour 2020 et reste une référence importante pour mesurer l’ampleur du phénomène.
La pauvreté est une cause importante, mais elle n’est pas la seule. Le manque d’accès à l’école, les difficultés économiques des familles, les crises, les migrations et certaines pratiques sociales peuvent également augmenter le risque de travail des enfants.
Les enfants peuvent être exposés au travail dans l’agriculture, le commerce, les services, le travail domestique ou d’autres activités. En Côte d’Ivoire, la question du travail des enfants est notamment importante dans les zones agricoles et dans certaines chaînes de production.
Le travail peut exposer les enfants aux accidents, aux blessures, à des conditions dangereuses, à l’exploitation et à des conséquences sur leur santé physique et psychologique. Un enfant qui travaille de longues heures peut avoir des difficultés à aller régulièrement à l’école, à faire ses devoirs ou à poursuivre sa scolarité. Le travail des enfants peut donc compromettre son avenir.
L’UNICEF travaille avec les autorités ivoiriennes et ses partenaires pour renforcer l’accès à l’éducation, la protection sociale et les mécanismes de protection de l’enfant. Le programme ENACTE, dans la Nawa, vise notamment à agir sur les causes profondes du travail des enfants.
Les parents doivent autant que possible maintenir l’enfant à l’école, éviter de l’exposer à des travaux dangereux et rechercher de l’aide lorsqu’ils rencontrent des difficultés économiques ou sociales qui les poussent à faire travailler leur enfant. Quant aux communautés, elles peuvent signaler les situations d’exploitation, sensibiliser les familles, soutenir la scolarisation et créer des mécanismes de protection. En Côte d’Ivoire, l’UNICEF soutient notamment des actions communautaires et des mécanismes de protection de l’enfant.
Un enfant doit d’abord avoir le temps d’apprendre, de jouer, de grandir et de se développer. Lutter contre le travail des enfants, c’est protéger ses droits et investir dans l’avenir de toute la société.
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